PUBLICATION – Peu de décès liés aux vagues de chaleur au Québec en 2011

4 septembre 2012 14:00:00 Catégories : changements climatiques santé

Chaleur

Les vagues de chaleur tuent ! La vague de chaleur de 2003 en France a marqué les esprits, puisqu’on a enregistré 15 000 décès supplémentaires cet été là. Pour éviter qu’une situation semblable se reproduise, des autorités de santé publique à travers le monde ont mis en place des mesures de surveillance pour protéger la santé de la population, mais aussi pour évaluer les impacts des vagues de chaleur.

C’est pour cela que l’Institut national de santé publique du Québec publie tous les ans un bilan de la saison estivale. L’étude publiée récemment par Ray Bustinza et Germain Lebel porte sur l’été 2011 : « Surveillance des impacts sanitaires des vagues de chaleur au Québec : Bilan de la saison estivale 2011 ». Les résultats publiés sont encourageants, car peu de gens ont eu des problèmes de santé sévères à la suite des vagues de chaleur.

En 2011, en Estrie, Lanaudière, et Mauricie ‑ Centre-du-Québec, il y a eu une vague de chaleur. Cependant, aucun excès significatif des décès, d’hospitalisations, d’admissions à l’urgence ou de transports ambulanciers n’a été observé. Par contre, dans ces régions, beaucoup de gens ont appelé la ligne téléphonique Info-Santé à cause de la chaleur accablante.

Ces résultats contrastent,avec ceux de l’été 2010. Les mêmes auteurs ont documenté un excès significatif de 30,1 % des décès hebdomadaires (toutes causes confondues) à l’échelle du Québec durant les vagues de chaleur.

On pense que la chaleur a eu moins d’impact négatif sur la population en 2011, parce que celle-ci a été moins intense qu’en 2010. On peut aussi considérer que les mesures de protection de santé publique déployées par les Directions de santé publique au début de l’été 2011 ont aidé à minimiser les impacts, car ils ont encouragé la population à modifier ses comportements. La prévention est une bonne façon de réduire les risques liés aux canicules !

Pour établir ce bilan saisonnier, on a utilisé certains indicateurs sanitaires disponibles dans le système de Surveillance et de prévention des impacts sanitaires des événements météorologiques extrêmes (SUPREME). Ces résultats ont été publiés dans le cadre du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.

En savoir plus :
Découvrez les rapports 2011 et 2010 de l’INSPQ :

 

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