AGIR POUR L’AVENIR

Des gestes pour demain

Autobus

L’air, l’eau et le sol ne doivent pas être des poubelles : ils nous permettent de vivre. De plus, la pollution coûte cher, car elle affecte la santé de l’environnement, des collectivités et des individus. Les résultats d’une étude réalisée en Ontario, il y a plus de dix ans montraient déjà que, plus une région est polluée, plus ça coûte cher en matière de dépenses de santé par habitant.

C’est notre responsabilité à tous d’agir dès maintenant pour notre génération et les générations futures. Il y a des choses à changer au quotidien dans les secteurs du transport, des équipements munis de moteur à essence, des déchets, de la consommation d’énergie et de la consommation d’eau.

Des ouvrages et des sites Internet comme les suivants peuvent vous en apprendre plus sur les gestes à poser au quotidien :

Transport routier

Bixi

D’une manière générale, la qualité de l’air s’est améliorée au Québec depuis 1975. Au Québec, les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) ont aussi diminué de 8,0 % de 1990 à 2012. Malgré cela, le Québec est l’un des trois principaux émetteurs de GES du Canada (après l’Alberta et l’Ontario). De plus, ses émissions de GES produites par le secteur du transport ont augmenté de 25,7 % de 1990 à 2012. Dans le cas particulier du transport routier, la hausse est même de 32,4 %! Cette statistique serait encore plus élevée si l’on tenait compte de l’énergie consommée et des GES produits pour diverses activités connexes, par exemple :

  • la fabrication des véhicules;
  • la mise au rancart des véhicules hors d’usage;
  • la construction et l’entretien des routes et des infrastructures routières (ponts, viaducs, etc.).

Cette statistique pourrait aussi augmenter en raison de l’utilisation accrue du pétrole produit à partir des sables bitumineux de l’Alberta. Juste si on le transporte à l’aide d’un pipeline, il y aurait une augmentation des GES équivalant à l’utilisation de 1,3 milliard d’automobiles d’ici 40 ans, selon l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.

Vous pouvez agir dès maintenant! Ces quelques suggestions applicables à votre vie personnelle ou dans le cadre de vos fonctions au travail vous aideront à diminuer les émissions de GES au Québec :

  • utilisez et faites la promotion du transport actif (ex. : marche, patins à roues alignées, vélo incluant le service de partage de bicyclette [comme Bixi]), du transport en commun, du covoiturage (p. ex., Amigo Express) ou d’un service de partage de voiture (p. ex., Communauto);
  • utilisez et faites la promotion de l’achat, l’entretien et l’adoption d’une conduite écologique;
  • achetez des aliments et des biens locaux;
  • mettez fin à la marche au ralenti;
  • adoptez le télétravail (ou travail à distance);
  • priorisez une « économie verte ».

Équipement muni d’un moteur à essence

En 2011, au Québec, près d’un ménage sur trois possédait une souffleuse à neige munie d’un moteur à essence, chez les ménages qui n’habitaient pas un immeuble à appartements. Chez les ménages qui avaient une pelouse ou un espace gazonné, deux ménages sur trois possédaient une tondeuse à essence et un ménage sur trois avait un taille-bordure à essence. Enfin, parmi l’ensemble des ménages québécois, un sur six avait au moins un véhicule récréatif (bateau moteur, motomarine, moto hors route, motoneige ou VTT).

On pourrait penser que ce type d’équipement a si peu d’influence sur la qualité de l’air qu’il est inutile de s’en soucier. Ce n’est pas le cas. Par exemple, des études démontrent que, selon l’âge et le modèle, une tondeuse à essence peut être aussi polluante en l’espace d’une heure qu’une voiture parcourant de 30 à 300 km.

Vous pouvez agir dès maintenant! Ces quelques suggestions applicables à votre vie personnelle ou dans le cadre de vos fonctions au travail vous aideront à diminuer les émissions de GES au Québec :

  • Utilisez et faites la promotion de l’entretien actif des terrains (comme l’utilisation d’une tondeuse à moulinet, d’une pelle ou d’un râteau sans vous blesser, si votre santé vous le permet) ou d’équipements munis de moteurs à batteries ou électriques;
  • Utilisez et faites la promotion des équipements écoresponsables;
  • Mettez fin à la marche au ralenti.

Consommation de l’énergie

En 2013, au Québec, plus de 4 ménages sur 10 n’abaissaient pas la température la nuit pendant l’hiver. Pourtant, plus de 9 ménages sur 10 avaient accès à au moins un thermostat dans leur logement.

Ces résultats sont-ils inquiétants dans le contexte des changements climatiques? Ces changements auront-ils un effet sur la production d’hydroélectricité du Québec? L’hydroélectricité est-elle vraiment une énergie « verte »?

D’abord, une suite d’évènements météorologiques extrêmes et une succession inhabituelle d’années de faible hydraulicité ont amené les autorités concernées à prendre conscience de la vulnérabilité du système d’approvisionnent en hydroélectricité du Québec, ainsi que des infrastructures de transport et de distribution d’électricité au climat.

Ensuite, il est vrai que l’eau est la source d’énergie utilisée en général pour produire l’électricité du Québec. Toutefois, lorsque la demande est élevée, l’électricité livrée aux Québécois peut provenir d’une autre source. Elle peut provenir d’une centrale au mazout ou au gaz (comme celles de Tracy, de Bécancour et de La Citière) ou même des centrales thermiques de nos voisins qui se servent de combustibles fossiles. Ces deux sources d’électricité émettent des GES.

Vous pouvez agir dès maintenant! Le site Internet d’Hydro-Québec suggère diverses mesures applicables à votre vie personnelle ou dans le cadre de vos fonctions au travail qui vous aideront à diminuer votre consommation d’énergie en tant que locataires ou propriétaires. En voici quelques exemples :

  • Diminuez la température des pièces avant de quitter pour plus de deux heures ou de vous coucher;
  • Réduisez la durée des douches;
  • Achetez des appareils homologués ENERGY STAR et des ampoules ou luminaires éconergétiques;
  • Fermez les appareils (même l’ordinateur et l’imprimante) et les lumières, si non utilisés.

En tant que propriétaires :

  • Améliorez l’isolation thermique des murs, des combles et des fondations, si cela est possible;
  • Installez de nouvelles portes et fenêtres (ou de contre-fenêtres), le moment venu; autrement, calfeutrez les fuites d’air autour des fenêtres et portes;
  • Remplacez les thermostats mécaniques par des modèles électroniques;
  • Améliorez la performance de votre piscine, en utilisant une toile solaire par exemple.

Pour vous soutenir dans votre démarche :

  • Analysez votre consommation d’électricité selon les mois et la température extérieure et calculez combien consomment les appareils de votre résidence;
  • Si vous êtes propriétaire, vérifiez votre admissibilité à des programmes d’efficacité énergétique comme Rénoclimat pour votre habitation ou d’Hydro-Québec pour vos bâtiments commerciaux, industriels ou institutionnels.

Déchets

Les Québécois continuent de diminuer leur production de déchets depuis quelques années. Elle était de 724 kg par habitant en 2012, soit une baisse de 3 % par rapport à 2011 et de 14.2 % par rapport à 2008 (ref). Parallèlement, on recycle plus qu’avant. De ces tonnes de matières recyclables, la majeure partie a été vendue par les centres de tri en 2012, et la plupart de ces déchets provenaient des collectes municipales. La contribution venant des résidences est toutefois restée stable à 59 % de 2010 à 2012. Enfin, la récupération des matières organiques (résidus agroalimentaires exclus) s’améliore aussi, mais cela est surtout dû aux industries, commerces et institutions et principalement à la performance de l’industrie papetière. Les choses évoluent plus lentement dans le secteur municipal. Le taux de recyclage (boues incluses) est passé de 18 % en 2010 à 21 % en 2012, alors que la génération et le recyclage des résidus verts et alimentaires résidentiels ont augmenté de 12 % à 16 %. Ces statistiques sont encourageantes, mais nous n’avons pas encore atteint les objectifs fixés par le gouvernement du Québec pour la fin 2015. Pour y contribuer, vous pouvez agir dès maintenant! Le site Internet Recyc-Québec propose plusieurs trucs simples, outils et programmes applicables à la maison, à l’école, au travail et dans les municipalités afin de mieux gérer les matières résiduelles au Québec. Parmi ces mesures, l’utilisation et la promotion des 3RV pour :

  • Réduire à la source, comme en achetant des produits durables et réparables, ou en refusant d’acheter des produits préemballés (p. ex. fruits) ou prêts à emporter (p. ex. repas précuisinés);
  • Favoriser le Réemploi, en partageant les choses ou les vêtements que vous n’utilisez pas, mais qui sont encore utiles et utilisables, au lieu de les jeter ou de les ranger;
  • Recycler, en participant à un programme de recyclage pour le papier, le carton, le plastique, le verre et le métal et;
  • Valoriser les matières résiduelles, en participant à un programme de compostage, ou en utilisant les points de chute appropriés pour les matériaux, matières et objets non inclus dans le programme de recyclage (comme la peinture restante et le matériel électronique).

Consommation de l’eau

À l’échelle mondiale, le Canada est l’un des plus grands utilisateurs d’eau par personne. Ainsi, en 2009, la consommation résidentielle moyenne par habitant était de 274 litres par habitant par jour. Par rapport à 2006, on observe donc une réduction de 53 litres par habitant par jour, probablement due au fait que les journées étaient plus souvent fraîches ou pluvieuses en 2009 qu’en 2006.

Le Québec ne fait pas exception. En fait, il est l’un des plus grands consommateurs du Canada. En 2009, chaque Québécois consommait en moyenne un total de 706 litres par jour et seulement à la maison, chaque Québécois consommait en moyenne 386 litres par jour.

Vous pouvez agir dès maintenant! Sur le plan individuel, divers sites Internet vous donnent des trucs faciles pour économiser l’eau à la maison, comme limiter la douche à 5 minutes, laver l’automobile avec un seau d’eau et une éponge, remplir la laveuse ou le lave-vaisselle au maximum de sa capacité avant de le mettre en marche. Les piscines sont aussi de grandes consommatrices d’eau, et souvent la piscine municipale demeure une option beaucoup moins chère.

Sur le plan collectif, il serait urgent d’investir dans les infrastructures d’eau, d’encadrer l’usage de l’eau et de s’assurer que les municipalités et ses citoyens déploient diverses stratégies pour économiser l’eau, notamment lors de l’arrosage des pelouses et des plates-bandes.

Locataires

Saviez-vous que :

  • La diminution de la température de seulement 1 degré peut représenter des économies d’énergie de 5 à 7 % sur les frais de chauffage;
  • Le chauffage de l’eau représente jusqu’à 20 % de la facture d’électricité totale annuelle;
  • Une laveuse ENERGY STAR® consomme jusqu’à 50 % moins d’énergie et de 35 à 50 % moins d’eau par rapport à la norme canadienne de rendement énergétique minimum;
  • L’éclairage compte pour 5 à 10 % de la consommation d’énergie totale d’un ménage.

Propriétaires

Saviez-vous que :

  • Une mauvaise isolation des murs, des combles et des fondations peut entraîner des pertes de chaleur pouvant atteindre 40 %;
  • Les fuites d’air (p. ex., par les portes et fenêtres) peuvent compter pour 25 % des pertes de chaleur;
  • Certaines portes et fenêtres peuvent entraîner jusqu’à 30 % des pertes de chaleur;
  • L’éclairage compte pour 5 à 10 % de la consommation d’énergie totale d’un ménag;.
  • Les thermostats électroniques permettent d’économiser jusqu’à 10 % des frais de chauffage;
  • En un seul été, la piscine peut consommer 25 fois plus d’électricité qu’un réfrigérateur neuf de dimensions moyennes en consomme en un an.
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