Rayons ultraviolets

Une exposition accrue

Rayons UV

Les rayons ultraviolets (UV) font partie de la lumière naturelle émise par le soleil. La couche d'ozone nous protège de ces rayons dangereux pour notre santé. Cependant, depuis plusieurs années, le rejet de certains produits chimiques dans l'environnement, surtout ceux utilisés en réfrigération et en climatisation, a endommagé la couche d'ozone en haute atmosphère. Même si cette situation s’améliorera progressivement grâce au protocole de Montréal, il demeure qu’une plus grande quantité de ces rayons atteignent la surface de la terre, ce qui nous rend plus vulnérables aux rayons UV pour encore 40 à 50 ans.

D’autre part, en raison des changements climatiques et d’un été plus long, nos comportements font en sorte que nous sommes encore davantage exposés aux rayons ultraviolets.

Ces rayons peuvent causer le cancer de la peau et d’autres problèmes de santé sérieux. Il est cependant possible, avec quelques précautions toutes simples, de se protéger des effets néfastes de l’exposition à ces rayons.

Des rayons dangereux?

En plus de la lumière et de la chaleur, le soleil émet aussi la plus grande partie des rayons UV auxquels nous sommes exposés1. Les rayons UV sont de trois types, dépendamment de leur longueur d’onde :

  • Les rayons UVA : Ces rayons causent le vieillissement de la peau et les rides. Leur longueur d’onde est de 315 à 400 nanomètres (nm).
  • Les rayons UVB : Ces rayons rougissent la surface de la peau (l’épiderme) et la brûlent (c’est ce qu’on appelle les coups de soleil). Ils sont les principaux responsables des cancers de la peau. L’ozone, la vapeur d’eau, l’oxygène et le dioxyde de carbone absorbent la grande partie de ces rayons, donc seulement 5 % de ceux-ci atteignent la Terre. Leur longueur d’onde est de 280 à 315 nm.
  • Les rayons UVC : Ces rayons n’atteignent pas la Terre, car ils sont complètement bloqués par l’ozone. Leur longueur d’onde est de 100 à 280 nm.

Le rayonnement ultraviolet nous parvenant du soleil se compose donc surtout d’UVA et d’une petite proportion d’UVB1. Le degré d’exposition humaine aux rayons UV dépend d’une multitude de facteurs; nous y sommes exposés en tout temps, et non pas seulement lors des journées ensoleillées d’été.

Les rayons UV et les changements climatiques

Partout dans le monde, nous sommes de plus en plus exposés aux rayons UV du soleil parce que la couche d’ozone stratosphérique, qui nous protège de ces rayons, s'amincit. Mais un facteur encore plus important influençant notre exposition aux rayons UV est le changement de nos comportements et habitudes. En effet, au Québec et dans les autres régions nordiques, le réchauffement de la température moyenne nous donne un été plus long et nous en profitons pour passer plus de temps à l’extérieur; nous sommes ainsi davantage exposés aux rayons UV2,3. Cette exposition amène plus de coups de soleil, de cancers de la peau (de 4 % à 6 % d’augmentation à chaque année), de cataractes, et autres maladies associées aux effets néfastes des rayons UV sur notre système immunitaire4. Diffey (2004)3, de son côté, affirme que le réchauffement des températures prévu pourrait amener une augmentation des cancers de la peau de l’ordre de 20 % par rapport à aujourd’hui, une augmentation représentant le double de celle causée par l’amincissement de la couche d’ozone (environ 10 % d’augmentation).

Ce temps supplémentaire que nous passons à l'extérieur, pour des activités de plein air ou un bain de soleil, combiné à l'amincissement de la couche d'ozone, est donc en grande partie responsable des problèmes de santé associés aux UV qui se multiplient à un rythme encore plus grand que celui des dernières décennies. On estime à 80 000 le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau chaque année au Canada; il s’agit de la forme de cancer la plus fréquente. Au Québec, à peu près 400 cas de mélanomes (la forme la plus grave, qui peut être mortelle) sont diagnostiqués chaque année.

Quels sont les impacts sanitaires?

Les impacts de l’exposition aux rayons UV sur la santé publique sont importants1. L’exposition prolongée de l’homme au rayonnement UV solaire peut avoir des effets aigus et chroniques sur sa santé, notamment sur la peau, l’œil et le système immunitaire.

Coups de soleil

Le coup de soleil, ou érythème, est l’effet le plus évident et le mieux connu de l’exposition excessive aux rayons UV. Il s’agit essentiellement d’une brûlure; les vaisseaux sanguins se dilatent, et des rougeurs et douleurs apparaissent. Selon le type de peau, la quantité de rayon UV nécessaire pour engendrer un coup de soleil diffère, les peaux pâles y étant plus sensibles que les peaux foncées.

Si les rayons UV ont touché des couches profondes de la peau, il s’agit alors d’une brûlure au 2e degré. Il y a, à ce moment, formation de cloques et un risque d’infection.

Les coups de soleil sont le principal facteur de risque relié au développement ultérieur d’un cancer de la peau.

Qu'est-ce que le bronzage?

bronzage

Le bronzage est un phénomène qui se produit grâce à la stimulation de la production de mélanine par les rayons ultraviolets.

Bien qu’on associe encore parfois une peau bronzée à la santé et à la beauté, le bronzage représente la façon qu’a la peau de se défendre contre les rayons UV : il est aussi une réaction qui indique que les cellules de la peau ont subi des dommages permanents qui, contrairement au bronzage, ne s’estomperont pas avec le temps.

Cancers de la peau

Les rayons UV peuvent provoquer une modification des cellules cutanées et être carcinogènes chez les humains. Quelques 90 % des cancers de la peau sont causés par une exposition répétée aux rayons UV. On estime à 80 000 le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau chaque année au Canada. C’est la forme de cancer la plus fréquente5.

Il y existe deux types de cancers de la peau : les mélanomes et les carcinomes. Les carcinomes, ou épithéliomas, représentent de 90 % à 95 % du total des cancers de la peau. On les retrouve généralement sur le visage, la tête ou le cou ou les mains, c’est-à-dire les parties du corps les plus exposées au soleil. Les carcinomes progressent lentement et sont généralement peu invasifs. Ils peuvent être retirés lors d’une intervention chirurgicale et ont un excellent taux de guérison. Il y en existe deux types : basocellulaire et spino-cellulaire.

Les mélanomes, de leur côté, sont plus rares (3 à 5 % des cancers de la peau) mais sont la forme la plus grave. On les associe à une exposition intermittente au soleil, c’est-à-dire aux coups de soleil, aux vacances dans le sud ou à des emplois saisonniers6. Au Québec, on compte approximativement 400 diagnostics de mélanomes chaque année, et 132 000 dans le monde1. Ces mélanomes sont parfois mortels lorsqu'ils ne sont pas traités rapidement. Les gens qui auraient subi de graves et fréquents coups de soleil pendant l’enfance seraient plus à risque de développer un mélanome.

Dans certains cas, les rayons UV peuvent indirectement causer un cancer de la peau en affaiblissant le système immunitaire de la peau et du reste du corps.

Cataractes et affections oculaires

L’exposition aux rayons ultraviolets peut entraîner aussi des dommages aux yeux, comme des cataractes. Les rayons UVB pourraient provoquer une opacification du cristallin chez plusieurs mammifères7.

Selon l’OMS, jusqu’à 20 % de ces cas de cécité pourraient être provoqués ou aggravés par l’exposition au soleil, particulièrement en Inde et au Pakistan, ainsi que dans certains pays faisant partie de la « ceinture de la cataracte » proche de l’équateur. La cécité par cataracte frappe chaque année 16 millions de personnes dans le monde.

D’autres affections oculaires comme la photokératite (inflammation de la cornée et de l’iris) et la photoconjonctivite (inflammation de la conjonctive) peuvent être causées par une exposition aux rayons ultraviolets. Ces réactions inflammatoires peuvent être comparées à un coup de soleil sur les tissus extrêmement sensibles du globe oculaire et des paupières, et apparaissent dans les quelques heures suivant l’exposition8.

L’exposition prolongée aux rayons UV peut aussi causer l’apparition d’un ptérygion (voile de couleur blanchâtre ou crème adhérent à la cornée) ou d’un carcinome spino-cellulaire (épithélioma) de la conjonctive.

Système immunitaire

Selon l’OMS, les rayons ultraviolets pourraient diminuer l’efficacité du système immunitaire en altérant l’activité et la répartition des cellules responsables du déclenchement de la réaction immunitaire. Des études démontrent que l’exposition aux rayons ultraviolets peut inhiber la réaction immunitaire chez le rongeur comme chez l’homme9. Chez le rongeur, cette immunodépression peut renforcer la sensibilité à certaines maladies infectieuses. Des recherches complémentaires pourraient conclure que l’exposition aux rayons UV provoque chez l’homme des conséquences similaires. L’exposition aux rayons UV pourrait aussi avoir une influence sur l’efficacité des vaccins10.

Les effets bénéfiques des rayons UV

psoriasis

En petite quantité, le rayonnement UV a des effets bénéfiques sur la santé humaine et est essentiel à la synthèse de la vitamine D. Ces rayons peuvent aussi servir à traiter diverses maladies, comme le rachitisme, le psoriasis et l’eczéma7. Ces traitements doivent cependant être effectués sous contrôle médical.

Qu’est-ce que l’indice UV?

L'indice UV est un outil utile pour se protéger du soleil. Cet indice a été développé par Environnement Canada afin d’informer les Canadiens sur l'intensité des rayons solaires - plus l'indice est élevé, plus le soleil est intense et plus la peau brûle rapidement. L’indice UV est notamment disponible sur le site d'Environnement Canada et de Météomédia.

Le tableau suivant indique la signification des différents indices UV ainsi que la couleur habituellement utilisée pour les représenter.

Indices UV
Indice Catégorie Couleur
0 à 2 Faible Vert
3 à 5 Modérée Jaune
6 à 7 Forte Orange
8 à 10 Très forte Rouge
11 et plus Extrême Violet

Santé Canada a créé une campagne annuelle qui vise à enseigner aux élèves canadiens à se servir de l'indice UV comme outil pour se protéger adéquatement des effets nocifs du soleil. Plus de détails sont disponibles sur la page web du Programme de l'indice UV de Santé Canada.

Qui est vulnérable?

Vulnérabilités

Tous sont à risques de développer des troubles de santé reliés à l’exposition aux rayons UV, mais certains groupes sont plus vulnérables :

  • Les enfants sont particulièrement sensibles aux rayons ultraviolets et requièrent une protection spéciale;
  • Les personnes au teint clair ou qui ont des taches de rousseur, les yeux bleus, les cheveux pâles ou roux sont plus susceptibles d’être affectées par le soleil.

D’autres facteurs, tels que le fait de voyager régulièrement vers des destinations soleil, ou encore l’hérédité ou la prise de certains médicaments antibiotiques ou anti-inflammatoires peuvent aussi rendre certains individus davantage vulnérables.

Pour plus de détails, visitez la section Ma Région, qui identifie les risques pour chaque région du Québec.

S'adapter

Soleil

Les adaptations pour contrer les effets néfastes de l’exposition aux rayons ultraviolets sont nombreux et variés. Parmi les solutions proposées, on retrouve :

  • Se protéger du soleil;
  • Limiter l’utilisation des destructeurs d’ozone;
  • Sensibiliser la population;
  • Créer de l’ombre;
  • Effectuer de la recherche.

Pour plus de détails, visitez la section M'adapter, qui identifie les différentes façons de s'adapter et de ralentir les changements climatiques.

 

Informations complémentaires

Les liens et documents suivants vous permettent d'en apprendre davantage sur les rayons ultraviolets.

  • pdfRayons ultraviolets
    Le site de l'Organisation mondiale de la Santé comporte une section dédiée aux rayons ultraviolets et leurs effets sur la santé humaine.
  • pdfL’indice universel de rayonnement UV solaire
    Ce manuel pratique de l'OMS est destiné aux autorités nationales et locales et aux organisations non gouvernementales s’intéressant à la prévention du cancer cutané, ainsi qu’aux services météorologiques et aux médias chargés de la notification de cet indice. Cette publication peut servir de point de départ à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’une stratégie de santé publique intégrée de protection solaire et de prévention des cancers cutanés.
  • webRayonnement ultraviolet
    Santé Canada présente sur son site Web des informations générales sur la prudence au soleil, le rayonnement ultraviolet, et ce que vous pouvez faire pour vous en protéger.

Les facteurs influençant l'importance des rayons UV

Même lorsque le ciel est nuageux, les rayons UV peuvent se rendre à nous. Plus de 90 % du rayonnement UV peut traverser les nuages peu épais. Les UVB, par exemple, peuvent pénétrer la surface d’une piscine jusqu’à un mètre de profondeur, et sont aussi réfléchis par l’eau, le sable, le béton, la neige, etc. Par exemple, la neige fraîche peut réfléchir jusqu’à 80 % du rayonnement UV, le sable sec des plages environ 15  % et l’écume de mer présente à la surface des océans environ 25 %. À l’ombre, la quantité d’UV reçue est au moins divisée par deux.1

Plus le soleil est haut dans le ciel, plus le rayonnement UV est important. Ainsi, la période de la journée influe sur l’importance des rayons UVB. 60 % de ceux-ci atteignent la terre entre 10 h et 14 h, et le rayonnement est plus fort pendant les mois d’été.

La pollution atmosphérique peut bloquer une partie des rayons UVB se rendant jusqu’à nous, mais bien évidemment, celle-ci comporte des risques sanitaires indésirables.

L’altitude joue également un rôle : le rayonnement UV augmente de 4 % chaque fois que l’altitude augmente de 300 mètres.

Références :

Carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire se retrouve habituellement sur la peau exposée au soleil, le plus souvent le visage et le cou, mais aussi le torse, les bras et les jambes. Les radiations ultraviolettes du soleil sont la principale cause de ce cancer de la peau. Une accumulation de coups de soleil graves et d'intenses expositions au soleil durant l'enfance augmente le risque d'apparition de ce type de cancer chez l'adulte 1.

Pour plus de détails, visitez le site de l’Association canadienne de dermatologie.

Références :

Carcinome spino-cellulaire

Les cancers spino-cellulaires ont l'apparence d'une peau épaisse et rougie, de bosses sur le cuir chevelu ou d'excroissances semblables à des verrues. Ils peuvent aussi se présenter sous forme de plaie ou de croûte sur la peau. Ce type de cancer peut se répandre très rapidement en quelques semaines. II apparaît aux endroits exposés souvent au soleil comme le visage, le cuir chevelu dégarni, le cou, les bras, le dos des mains et les jambes. L'exposition fréquente au soleil est la principale cause de cette maladie. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par des médicaments anti-rejet ou des maladies immunitaires courent aussi un risque plus grand 1.

Pour plus de détails, visitez le site de l’Association canadienne de dermatologie.

Références :

Photokératite et photoconjonctivite

La photokératite est une inflammation de la cornée qui consiste en des lésions des couches extérieures, tandis que la photoconjonctivite est une inflammation de la conjonctive, c’est-à-dire de la membrane qui tapisse la face profonde des paupières et la face antérieure du globe oculaire. Ces réactions inflammatoires peuvent être comparées à un coup de soleil sur les tissus extrêmement sensibles du globe oculaire et des paupières, qui apparaissent dans les quelques heures suivant l’exposition. La photokératite et la photoconjonctivite peuvent être très douloureuses, mais elles sont réversibles et ne semblent pas entraîner de lésions oculaires ni d’altération de la vision à long terme1.

Pour plus de détails, visitez le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Références :

Ptérygion

Épaississement de la conjonctive (membrane tapissant le devant de l'œil et la partie interne des paupières) sous la forme d'un triangle dont la base est située vers l'extérieur de l'œil et dont le sommet se dirige vers la cornée (partie transparente de la conjonctive à l'avant de l'iris), l'envahissant progressivement1.

Ce voile conjonctival à la surface de l’oeil est un défaut esthétique courant, probablement en rapport avec une exposition prolongée aux UV. Le ptérygion peut s’étendre jusqu’au centre de la cornée et réduire ainsi la vision. Il a également tendance à s’enflammer. Bien qu’une ablation chirurgicale soit possible, il a tendance à se reformer2.

Pour plus de détails, visitez le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Références :

Protocole de Montréal

Le Protocole de Montréal est un accord international visant à réduire de moitié des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne (CEE) en septembre 1987. Il impose la suppression de l’utilisation de CFC (chlorofluorocarbones), de halons et de tout autre ODC (Ozone Depleting Chemicals) synthétique1.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le texte de l'entente sur le site du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Références :
1. Organisation mondiale de la Santé (2002). Indice universel de rayonnement UV solaire : guide pratique. OMS, Genève, Suisse, 32 pages. Consulté le 04/02/2011.
2. Hill, D. et collab. (1992). Melanoma prevention: behavioral and nonbehavioral factors in sunburn among an Australian urban population. Preventive Medicine, vol. 21, no 5, p. 654-669.
3. Diffey, B. (2004). Climate change, ozone depletion and the impact on ultraviolet exposure of human skin. Physics in Medecine and Biology, vol. 49, n° 1, p. R1-11.
4. Organisation mondiale de la Santé (2003). Climate change and human health: risks and responses. OMS, Genève, Suisse, 322 pages. Consulté le 04/02/2011.
5. Société canadienne du cancer (2009). Statistiques canadiennes sur le cancer 2009. Consulté le 04/02/2011.
6. Paquette, C. (2005). Prévention des effets de la chaleur accablante et des rayons ultraviolets chez les enfants. Direction régionale de santé publique de l’ASSS de la Capitale-Nationale, Québec, Canada, 7 pages. Consulté le 04/02/2011.
7. Organisation mondiale de la Santé (2004). Changement climatique et santé humaine – Risques et mesures à prendre : résumé. OMS, Genève, Suisse, 37 pages. Consulté le 04/02/2011.
8. Organisation mondiale de la Santé (2010). Quels sont les effets des UV sur l’oeil? Consulté le 04/02/2011.
9. Ponsonby, A.L., McMichael, A.J., van der Mei, I. (2002). Ultraviolet radiation and autoimmune disease: insights from epidemiological research. Toxicology, vol. 181-182, p. 71-78.
10. Temorshuizen, F. et collab. (2000). Influence of season on antibody response to high dose recombinant Hepatitis B vaccine: effect of exposure to solar UVR? Hepatology, vol. 32, n° 4, p. 1657.
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