Chine, qualité de l’air, climat et santé

Par Mélanie Beaudoin 6 avril 2016 09:34:00

Les médias faisaient état, hier, d’une étude portant sur la qualité de l’air, en Chine. Selon cette étude, les particules en suspension et le soufre contenu dans l’air des grandes villes chinoises contribuent à réduire l’impact des changements climatiques. On en déduit qu’une réduction des émissions de dioxyde de soufre conduirait à un réchauffement climatique plus rapide.

Bien qu’intéressante, cette étude ne doit pas occulter, toutefois, une réflexion sur la santé humaine. Les changements climatiques et le smog ont des impacts négatifs majeurs sur la santé des populations. Le Dr Pierre Gosselin, de l’INSPQ, rappelle que le soufre est la cause principale des pluies acides et initie l’asthme chez l’enfant. De plus, il constitue l’un des polluants les plus efficaces pour occasionner des problèmes respiratoires graves tout au long de la vie, et après transformation en sulfates, aux maladies cardiovasculaires. « Ce type d’étude ne doit pas être une raison pour cesser la lutte contre les changements climatiques. On doit agir maintenant sur tous les niveaux pour réduire la pollution afin de protéger la biodiversité, la production agricole et la santé humaine, et décarboniser simultanément pour stabiliser et réduire les impacts des changements climatiques. »

L’objectif de l’étude en question était de tenter de quantifier la contribution actuelle de la Chine au forçage radiatif global dû aux émissions de gaz à effet de serre, aux facteurs de forçage climatique de courte durée (comme le dioxyde de soufre, produit par la combustion du charbon) et aux changements d’albédo dans l’utilisation du territoire.

http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/201604/05/01-4967793-quand-ameliorer-la-qualite-de-lair-nuit-au-climat.php

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