Changements climatiques: le prix à payer pour le Canada

6 octobre 2011 11:22:00 Catégories : adaptation changements climatiques climat

Qualité de l'airL'inaction a un coût ! La Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) a rendu son rapport sur le bilan du coût des changements climatiques pour le Canada le jeudi 29 septembre 2011.

Le changement climatique entraînera des coûts économiques réels et croissants pour le Canada. Ceux-ci sont évalués à de 5 milliards par année en 2020 et de 21 à 43 milliards par année dans les années 2050.

À moins que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ne soient réduites et que le Canada n’investisse dans l’adaptation, les répercussions économiques du changement climatique pour le Canada seront sévères. Le rapport démontre que l’adaptation aux changements climatiques, bien qu’elle ne soit pas sans frais, constitue une façon rentable d’alléger certaines des répercussions.  

« L’adaptation au changement climatique est à la fois possible et rentable. »


En ce qui concerner la santé, le changement climatique nous amènera des étés plus chauds et la qualité de notre air sera appauvrie, ce qui augmentera le nombre de décès et de maladies dans les quatre villes principales du pays examinées : Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal. Au milieu du siècle, les décès causés par le changement climatique pourraient constituer environ 1 % de tous les décès des villes examinées. Les maladies résultant des répercussions du changement climatique sur la qualité de l’air augmenteront à leur tour les coûts du système des soins de santé; à Toronto, ces coûts pourraient s’élever à environ 3 à 11 millions de dollars par année dans les années 2050, soit l’équivalent du salaire d’environ 32 à 52 infirmiers ou infirmières. 

Les zones côtières sont considérées comme particulièrement à risque : le changement climatique provoquera l’exposition de 3 à 13 000 foyers aux inondations dès le milieu du siècle, ce qui pourrait entraîner des coûts d’environ 1 à 8 milliards de dollars.

« Le changement climatique s’accompagne d’un prix à payer et il pourrait être élevé, a déclaré le président et premier dirigeant de la TRN, David McLaughlin. Notre rapport illustre bien que la diminution des émissions mondiales sert à la fois nos intérêts économiques et environnementaux et que l’adaptation est essentielle pour réduire les impacts pour les gens, les lieux et la prospérité. »  

Les recommandations particulières du rapport incluent d’abord l’augmentation des investissements du gouvernement du Canada pour rehausser l’expertise du pays en ce qui a trait à l’économie des répercussions du changement climatique et de l’adaptation et ensuite une plus grande utilisation de l’analyse économique pour orienter le financement de l’adaptation. Le rapport recommande aussi que tous les ordres des gouvernements continuent d’investir dans la production et la diffusion de recherches pour guider la prise de décisions en matière d’adaptation par les entreprises, les collectivités et les individus.

Passer de l’inaction à l’action pour le bien-être et la santé des populations est une urgence. Le rapport fait coïncider ces besoins avec les besoins économiques du pays, une manière intéressante d’approcher les décideurs pour les convaincre d’agir, et vite.


Source
Le rapport est disponible en ligne Le prix à payer : les répercussions économiques du changement climatique pour le Canada  sur le site de la TRNEE. Il a largement été repris dans la presse, voici l’article du Devoir.

Plus d'informations sur les mesures d'adaptation
La publication de l’INSPQ  sur les Mesures de lutte aux îlots de chaleur urbains.
Le guide sur le verdissement du Conseil régional de l’environnement de Montréal.


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